Début mars, la lune descendante nous invite à planter, bouturer et travailler le sol…

Avec des températures dignes d’un mois d’avril, cette fin février est troublante pour les jardins et les jardiniers… Ainsi il faut s’activer sur les tailles des petits fruits pour éviter de les abimer lorsque les bourgeons auront gonflé…
D’autres travaux sont à faire : planter, bouturer et travailler le sol…!

Que faire ces prochains jours ?

– Planter, si le sol « ne colle pas aux pieds » (sol bien ressuyé) l’ail, l’échalote ou l’oignon.

– Planter sous abri les plants de salades.

Décompacter le sol du potager avec une grelinette ou une fourche-bêche.

– Déposer les paillis du moment : feuilles mortes, déchets de végétaux des massifs nettoyés (rocaille, spirale aromatique…), broyat de déchet de taille, vieux foins de nettoyage de grange…

Préparer des espaces pour la plantation en mai des courges, courgettes, tomates, aubergines et poivrons (dépôt des déchets organiques grossiers en surface). Préparer aussi les godets ou les plaques de semis en les remplissant avec un terreau de semis ou un mélange de compost et de terre (+ du sable éventuellement).

En direct de la boutique :

– Planter les arbres ou les arbustes d’ornement.

Tailler les arbustes à floraison estivale comme la Spirée du Japon ou l’arbre à papillons (valorisation des branches en broyant ou déchiquetant). Attention aucune exportation en forêt car les risques de bouturages sauvages sont importants (prolifération de plantes horticoles en milieu naturel).

– Planter les vivaces à massifs en respectant les distances de plantation.

– Planter les arbres et les arbustes fruitiers.

– Tailler les arbres fruitiers en sachant que la taille hivernale est poussante (nombreux gourmands au printemps).

– Bouturer les jeunes rameaux de petits fruits (groseille, cassis, caseille…) ou des arbustes à fleurs (Weigelia, Forsythia, Spirée blanche…).

– Multiplier les plantes aromatiques par bouturage (thym, sauge, romarin…) ou division avec une bêche tranchante (mélisse citronnelle…). Diviser aussi les pieds d’oseille et les replanter tous les 50 cm.

C’est le moment pour pratiquer le désherbage manuel de la pelouse

Si le sol n’est pas complètement détrempé, le jardinier peut enlever des plantes indésirables notamment celles en rosette comme les pissenlits.

Il utilise une gouge maraichère.
Cet outil, traditionnellement utilisé pour récolter les asperges, à une forme très pratique pour arracher les pissenlits et toute herbe indésirable dotée d’une longue racine en pivot.
Il suffit d’enfoncer la lame étroite en acier en forme de gouttières dont l’extrémité est bien affutée, dans le sol le long de la racine pivotante de l’indésirable puis de soulever en tenant la rosette de l’herbe à arracher.

Ces déchets très riches en sels minéraux rejoignent le composteur, complètent les paillis au potager ou sont accumulés dans l’espace de courges.

Dans les mois à venir et pour éviter le retour de ces plantes non désirées, le jardinier devra tondre au-dessus de 6 cm, toutes les semaines et en laissant le déchet sur place.

Le podcast jardin de la semaine

Le faux dicton de la semaine :
« Comme l’herbe est toujours plus verte ailleurs, le jardinier ou la jardinière en herbe n’aime pas faire un foin ailleurs. »

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Mi-février, les premiers semis d’aubergines et de poivrons sont au programme !

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Jardiniers, au travail ! Les semis sont lancés…

  1. Lise Simon

    Bonjour,
    je cherche un conseiller jardin bio pour lancer un petit potager avec mon papa, à Metz. Auriez-vous une suggestion ou un contact à me donner?

    merci beaucoup par avance et bravo pour tout ce que vous faites, je suis une grande fan du podcast et du blog!
    Lise

  2. Nathalie

    Bonjour,
    Le dernier podcast nous encourage à poser des questions alors en voici une: que pensez-vous de la technique du semis de tomate dans des bouteilles en plastique (l’idée vient du site potagerdurable)? Cette technique permet de rajouter au fur et à mesure de la terre autour de la tige. Je l’ai fait 2 années de suite, ça fonctionne bien mais j’ai du mal à sortir la motte de la bouteille pour la plantation finale allant jusqu’à abîmer le plant parfois. Vaut-il mieux que je sème mes tomates de façon classique ?

    • MonJardinBio

      Bonjour Nathalie,
      C’est une technique intéressante mais qui visiblement ne vous convient pas totalement.
      Vous pouvez aussi couper au cutter la bouteille pour sortir la motte.
      Préférez sinon un semis classique en terrine 🙂

      Bien à vous
      MonJardinBio.com

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