Quel fumier apporter au jardin avant l’hiver ?

Dans notre agenda de la semaine, nous allons voir quels travaux sont possibles en cette période froide et humide.

Jusqu’au 11 décembre, la période lunaire est favorable pour :

  • le travail du sol : décompactage ou bêchage en fonction du type de sol (si le sol est ressuyé),
  • les apports d’amendements (composts, fumiers décomposés…),
  • le paillage des espaces libres ou libérés (feuilles mortes, broyat de taille, plantes indésirables, foin, paille, déchets de jardinières, de pots ou de vasques).
  • la multiplication des plantes par bouturage (figuier, sureau, la majorité des arbustes à fleurs, plusieurs arbustes de haies au carré, les plantes aromatiques), par marcottage (noisetier, lilas, petits fruits) ou par division des pieds avec une bêche bien affutée (mélisse-citronnelle, ciboule, ciboulette, ciboulail, rhubarbe…).

Attention, vérifier que la terre ne colle pas aux bottes avant de s’engager dans ces travaux.

Astuce de la semaine : les cheveux et les poils contre les sangliers !

Si votre jardin ou votre potager est régulièrement le terrain de jeu des sangliers et autres gros gibiers,… nous avons une solution naturelle à vous proposer.

Ils peuvent être mis dans des bas puis suspendus dans les arbustes ou épandus sur le sol. Cette technique inquiète le gros gibier qui sent une présence étrangère et va fuir ces endroits !
Vous pouvez aussi les récupérer chez votre coiffeur.

Les cheveux ou les poils peuvent également être déposés dans le bac à compost en mélange avec les biodéchets de cuisine ou les déchets d’herbes.

En direct de la boutique :

Comment choisir un bon fumier pour le jardin potager ?

Le fumier est constitué de biodéchets issus d’élevages agricoles ou familiaux.

Il est composé principalement de 2 matériaux :
– les déjections animales qui sont riches en azote et divers oligo-éléments,
– la paille ou d’autres déchets grossiers qui sont riches en carbone.

Quel est l’intérêt du fumier pour le sol ?

Le fumier est un amendement : il améliore la structure du sol alors qu’un engrais est épandu pour apporter des nutriments directement assimilables par les plantes. Le fumier contribue à rendre le sol plus riche en micro-organismes et autres vers de terre.

Grâce à la décomposition de la paille, il maintient voire augmente le taux d’humus dans le sol.

Comment utiliser le fumier au jardin ?

D’une manière générale, il est préférable de composter le fumier.

Prenons l’exemple du fumier de vache (idem pour les autres fumiers) :
A la sortie de l’étable, le fumier est mis en tas.
La fermentation en milieu aérobie démarre rapidement et provoque une prolifération intense des micro-organismes.

L’azote du fumier est ainsi réorganisé : l’azote uréique et ammoniacal sont incorporés dans la matière organique microbienne.
L’odeur d’ammoniac disparait et les pertes d’azote aussi.
La forte élévation de la température (70°C) détruit la majorité des germes nuisibles et des graines de plantes indésirables (adventices ou mauvaises herbes).

De plus, elle favorise la transformation en humus. Lors de cette mise en tas, les déchets verts du jardin sont mélangés au fumier en n’oubliant pas de broyer ou de fragmenter les plus gros.

Un retournement et un mélange sont conseillés lors de l’apport.

Attention à ne pas enfouir un fumier frais dans le sol, car il est peu actif par perte d’azote, toxique et acidifiant.

Comment apporter du fumier au jardin ?

Après 2 à 3 mois et à l’automne, le jardinier peut épandre le compost de fumier demi-mûr en surface à raison de 2 à 3 kg/m2.

Pour les sols argileux, le jardinier les aura préalablement travaillé grossièrement avant l’épandage.

Pour les sols limoneux ou sableux, le fumier est déposé directement en surface.

Leur décompactage se fera jusqu’en mars avec une fourche-bêche ou avec un outil du type « Grelinette ». Quel que soit le type de sol, une couche de feuilles mortes est déposée après l’épandage de fumier pour qu’une litière se reconstitue (comme en forêt).

La décomposition se poursuit jusqu’en mars/avril.
Un léger griffage suffira pour intégrer la matière organique décomposée.

Attention à ne pas intégrer du fumier insuffisamment décomposé, sinon le jardinier peut avoir pas mal de souci avec des larves parasitaires (vers fil de fer du taupin, vers blancs du hanneton…).
De plus, lors de son intégration au sol, les micro-organismes chargés de le décomposer auront besoin de beaucoup plus d’azote, qu’ils puiseront dans les réserves du sol, au détriment des légumes (faim d’azote).

Une partie du tas peut être conservé pour poursuivre l’humification. Après 6 à 10 mois, le compost de fumier mûr peut être utilisé en surface, aux pieds des plantes, pour le semis ou pour le rempotage.

Le podcast jardin de la semaine

Le faux dicton de la semaine :
« Fumer n’est pas dangereux quand la bouse fait un tabac ! »

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  1. Philippe KAUFFMANN

    bravo pour votre commentaire sur le B Friday. et merci pour les conseils tjrs très interessants.

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