Les arbustes et les arbres ont une influence considérable au quotidien sur la vie des habitants ou des habitantes.
Ils améliorent la qualité du cadre de vie, ont un intérêt écologique et paysager, apportent l’ombre et la fraicheur l’été…

Dans certains cas, ils peuvent présenter des inconvénients et constituer une véritable gêne à la mobilité sur les trottoirs pour les personnes valides ou à mobilité réduite. Ils peuvent cacher aussi les feux de signalisation ou les panneaux, et diminuer la visibilité en intersection de voirie.

Enfin, leurs branches ne doivent pas toucher les conducteurs aériens (électricité, téléphone, éclairage public…).
Comment maîtriser la croissance des arbres ou des arbustes pour qu’ils n’empiètent sur le domaine public ?

Le bon choix, à la plantation…

Les jardiniers ou les jardinières doivent choisir des arbustes à feuilles ou à fleurs à développement raisonnable (- de 3m à l’âge adulte) pour limiter les interventions de taille.

Plus un arbuste est taillé, plus il « fera du bois » et se dégarnira du pied ! En plus, les déchets de tailles doivent être évacuer en déchetterie
(sauf si valorisation en broyat ou en haie sèche).

Il est important de respecter les distances de plantation sur le rang (en fonction des espèces ou des variétés) et surtout par rapport à la limite du domaine public.

Les arbres (espèces ou variétés de + de 7 m) doivent être plantés au moins à 2 m de la clôture car leurs branches la dépasseront.
La hauteur souhaitée pour respecter le port naturel correspond souvent à leur largeur (un arbre haut de 8 m est large de 8 m) sauf pour les espèces à port érigé, étroit ou colonnaire.
Le choix de l’arbre ou de l’arbuste est donc important !

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Haie existante empiétant sur le domaine public

Les arbustes à fleurs (forsythia, spirée blanche…) ou à feuilles (troène, laurier-cerise…) peuvent être rabattus en hauteur ou en largeur (après la floraison pour les premiers, et en juin pour les deuxièmes) et ceci sans aucun problème.

Toutefois, des dégarnissements sont à craindre.
Aussi, jardiniers ou jardinières peuvent utiliser la technique du recépage en coupant les arbustes à ras à 10/20 cm.
La technique est radicale, mais la repousse est vigoureuse et rapide, et permet de repartir sur une bonne base.

Un broyeur peut être alors loué et le broyat sert de paillis au pied de la haie et dans tous les espaces du jardin.

Attention pour les haies de conifères (thuya…) très larges et ayant poussés en hauteur sans contrôle à 2 m :
Il est impossible de limiter leur épaisseur sans engendrer un « affreux » dégarnissement. L’arrachage puis la replantation d’arbustes à feuilles restent souvent la meilleure solution.

Par contre, les ifs (Taxus) peuvent être rabattus très intensivement pour revenir à une dimension raisonnable.

Les arbres de haut-jet

L’élagage des arbres demande un peu technicité et des outils spécifiques, et est dangereux (activités en hauteur, sur une échelle…).
L’appel d’un spécialiste est souvent la seule solution.

Jardiniers ou jardinières peuvent couper ou limiter en longueur les branches dépassant la clôture, les plaies doivent être propres et sans mastic pour faciliter leur cicatrisation (avec des outils bien affutés).

Les déchets d’élagage servent pour le chauffage ou le barbecue.

Le faux dicton du jardin :
« Le jardinier fut cyprès (si près) du sol
quand il thuya (touilla) la terre ! »